Nous vous avions parlé il y a quelques jours de l’exposition Controverses-Photographies à Histoire. Une collection qui retrace les malentendus et controverses qui ont pu être suscités par la diffusion de clichés devenues célèbres.

Affiche de l'expo Controverse lacérée
L’affiche de cette exposition, placardée dans toute la capitale, est immortalisée par l’utilisation du célèbre Kissing-nun du non moins célèbre Oliviero Toscani. On y voit une religieuse, jeune et fraîche, embrasser un homme d’Église ou un rabbin, c’est selon ses croyances et, surtout, son interprétation.
La sensibilité et le défi lancé par cette affiche répond tout à fait aux préoccupations d’aujourd’hui. Quoi de mieux que l’éveil sexuel de deux personnages religieux pour relancer le débat autour du port du préservatif.
En ces temps de déclarations houleuses, nous sommes d’autant plus attentifs aux représentations religieuses et à leurs symboliques. C’est pourquoi, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre en photo (ce matin même) au détour d’un couloir du métro parisien, les découpages réalisés sur les affiches de l’exposition de la Bibliothèque Nationale de France.
Le visage de la religieuse est soigneusement retiré pour laisser l’homme face à un mur souillé qu’il ne peut s’empêcher d’embrasser. Cette action est forcément symbolique et ne relève pas du hasard.
Le message délivré par un tel acte est fort mais ambivalent.
Est-ce une volonté de ne pas choquer et de conserver l’image de l’Église immaculée? Est-ce une volonté de « couper » les représentations religieuses?
La question mérite d’être posée. L’opposition grandissante ces derniers jours entre militants des associations de lutte contre le Sida et la communauté catholique peut faire craindre d’une radicalisation des comportements.
Nous serions bien mal placé de vous dire de choisir un camp, puisqu’il nous semble ridicule de s’affronter. Mais force est de constater que la divinité n’a jamais protégé personne.
A gauche, la photo originale, à droite, l’affiche lacérée




Commentaires
Pas de commentaire pour “L’expo « Controverses » porte vraiment à controverse…”