Un agent secret britannique (ça n’existe pas uniquement dans les films ce métier) a vu une partie de sa vie divulguée en toute légalité sur Facebook. Le genre d’histoire qui ne va pas arranger les relations déjà délicates entre la célèbre plateforme communautaire et les défenseurs de la confidentialité.

John Sawers au siège des Nations unies, en février 2008 (Reuters/Keith Bedford)
Aujourd’hui, la question qui taraude la ménagère est : est-ce que mon fils va se faire virer de son job de cadre chez Mac Moulinex parce qu’il s’est baladé cul nu à Prague accompagné d’une demi douzaine de prostitués! La psychose de la pédophilie et de la pornographie véhiculée depuis l’émergence d’internet a été reléguée au second plan par l’apparition des risques liés à la captation d’informations confidentielles sur les sites de réseaux sociaux.
J’en reviens à mon histoire d’agent secret parce que c’est bien là le point de départ de ma réflexion. Pour faire simple, Shelley Sawers, une femme résolument dans son temps, a partagé sur Facebook un tas de photos et d’anecdotes plus ou moins croustillantes sur sa famille. Le problème, c’est que son mari, Sir John Sawers, est le futur big boss des services secrets de sa majesté, genre M dans James bond (le mec qui envoie un agent défier à lui seul tout une dictature exotique au bord de l’implosion). Donc niveau confidentialité, cette brave mère de famille est plutôt contrainte au droit de réserve.
Pas de chance pour elle, l’information n’est pas passé inaperçue et cette brave femme a été pressée de dire au revoir à son petit espace d’expression digital par le gouvernement britannique. Si, il n’y avait eu que des photos anodines de diffusées, l’agent secret jouant du frisbee en slip de bain ou bien la fille du couple dansant maladroitement sur une chaise, le gouvernement britannique aurait pris peu de risques, au pire il aurait pu causer le déclin de l’empire d’Ian Fleming. Mais le problème, c’est que sur Facebook, Sir John Sawers s’affiche avec des amis indésirables. Le beau-frère de John fréquente, en effet, l’historien négationniste David Irving, qui fut emprisonné trois ans en Autriche pour négation du génocide des Juifs.
Ennuyeux comme affaire.
Pour jeter un coup d’oeil à la famille de ce cher agent secret, c’est par ici MailOnline


Le divorce en direct de Twitter, non?
;D