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Le langage des Schtroumpfs

Nimbuzz"

Au début du mois d’août, Fenêtre sur Papillon a eu la chance d’être invité sur le blog de Nimbuzz, l’outil de chat et de messagerie référence sur mobile. Il était temps de faire partager notre réflexion à nos lecteurs n’ayant pas encore pu lire cet article. Il y est question de Schtoumpfs, de tribus et surtout de Twitter.

« Lorsque l’on m’a proposé d’écrire un article pour Nimbuzz, j’ai rapidement accepté. Le problème, c’est que les sujets traités ici sont assez éloignés de ce dont j’ai l’habitude de parler sur Fenêtre sur Papillon. Même s’il nous arrive souvent de parler de Facebook, de Twitter et de toutes ces autres joyeusetés digitales, c’est plutôt pour en extraire les travers et les histoires insolites. Les analyses techniques, ce n’est pas trop notre truc. Le choix d’un sujet pertinent s’est donc révélé et se révèle toujours, à l’heure où je débite les caractères comme on enfile un Big Mac, particulièrement délicat.
Mais finalement, je crois bien tenir quelque chose. Vos réactions me permettront de juger de la profondeur du vide dans lequel je me lance.

« Je t’ai re-schtroumphé »

Hier soir, j’avais la chance de profiter d’un afterwork bien mérité quand une remarque a pris une ampleur surprenante. Nous étions tranquillement en train de déblatérer sur l’activité de chacun sur Twitter lorsque l’un d’entre nous, le seul n’utilisant pas Twitter (ceci explique peut-être cela), a balancé « Non, mais les mecs, vous rendez compte, quand vous parlez de Twitter, on dirait des Schtroumphs – J’ai schtroumphé cet article, après j’en ai re-schtroumphé un autre, en plus je l’ai schtroumph-taguer comme ça, et toi ce que tu as schtroumph replyé résultat ma boss est tombée dessus, bla bla schtroumph – C’est trop drôle ! »

Je ne vais pas faire ici une analyse linguistique ni me lancer dans des comparaisons que je maitriserais mal mais force est de constater que Twitter a contrairement à d’autres plateformes communautaires augmenté les disparités digitales.

L’accessibilité

Une des forces de Facebook est son accessibilité. Aujourd’hui tout le monde y parle n’importe comment et la plupart des gens se comprennent (ou à peu près). Les standards techniques établis favorisent la clarté, la mise en image de l’inscription.

Contrairement à cela, Twitter fascine, et pourquoi fascine-t-il ? Parce qu’il n’est pas aussi accessible. Twitter, c’est un retour à des communautés « à l’ancienne », des communautés qui se sentent bien dans un espace protégé par un ensemble de signes qui sont la traduction d’un « prix » d’entrée, un effort d’intégration plus important qu’ailleurs.
Twitter a réussi à construire un espace ou les “early adopters” entretiennent leur précocité.

Vous me direz passer des Schtroumphs à une analyse sémantique de Twitter, ce n’est pas super fun. Mais je vous assure qu’une fois le langage des Schtroumphs apprivoisé, Twitter devient rapidement une mine d’information à sélectionner. »

Source Nimbuzz

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Commentaires

2 commentaires pour “Le langage des Schtroumpfs”

  1. C’est encore vrai en France.

    Mais aux US où le site est utilisé aussi bien par la voisine d’en face de 43 ans, sa fille sexy de 19 ans, les stars de LA, les journalistes et la CIA… c’est pas tout à fait le cas :p

    Posted by Simon | août 23, 2009, 14:18
  2. Il y a tout de même un gap à l’entrée, des codes à assimiler qui sont plus importants que sur d’autres plateformes.
    Mais, il est vrai que l’usage est plus banalisé aux Etats-Unis.

    Posted by Julien Lacheray | août 24, 2009, 09:20

Et vous, qu est-ce que vous en dites?

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