
Dans la série des invités de Fenêtre sur Papillon, cette semaine, c’est Aude de Pourquoi pas blanc ?! qui vient nous présenter une ville qui lui tient à cœur. Lyon et sa lyonnitude à l’occasion de la Fête des lumières…

La Fêtes des lumières à Lyon
« Tout le monde peuvent pas être de Lyon, il en faut bien d’un peu partout ».
Lyon, la ville de mon enfance, de Guignol et Gnaffron, des bêtises, des bugnes…et des illuminations. Non, pas celles des boutiques du Boulevard Haussmann. Tiens, j’arrive à point nommé on dirait, car c’est en ce moment que les Lyonnais reconnaissants illuminent leur ville pour remercier la Vierge Marie de les avoir sauvé de la terrible peste noire. Voilà pourquoi, à Lyon, on honore toujours (symboliquement au moins) plus Marie, qui trône au haut de la Basilique de Fourvière et regarde Louis XIV sur son cheval place Bellecour, que Marianne (la République), remisée près de la gare, à la merci des pigeons. Les symboles ont la vie dure mon bon môsieur !
La Fêtes des lumières
Bon, je ne vais pas te faire un cours d’histoire hein. Mais plutôt te dire que la tradition veut que le 8 décembre, on mette une ribambelle de lumignons sur notre balcon et qu’on prépare le sapin de Noël. En voilà une lyonnitude. Tu en veux une autre ? et bien ce soir là, tous les Lyonnais sont dans les rues, par un froid glacial, pour regarder le spectacle de la ville qui s’illumine. On marche, on boit du vin chaud, et on regarde avec nos yeux d’enfants notre bonne vieille capitale des Gaules sublimée (ça dépend des années et des artistes) dans la nuit. Tout commence place Bellecour, on se bouscule un peu autour de la grande roue et des acrobates.
C’est le début d’un itinéraire qui se poursuivra tard dans la nuit, de la place du théâtre des Célestins à l’ambiance de jardin japonais, à l’hommage à la Dolce Vita et l’écho d’ Ingrid Bergman qui appelle « Marcello, dove sei ? » sur les façades de la ville. On poursuit jusqu’à l’Hôtel de ville un verre de vin chaud à la main, et puis là, au plus profond de la nuit, tout devient un peu magique. Le vieux Lyon, Saint Jean, le cœur de la lyonnitude. Là, ce sont les mots d’antan qui résonnent, canuts, traboules, bouchons, gratons…On monte à la Basilique comme pour un pèlerinage, en traversant les rues étroites et les jardins recouverts de tapis de fleurs évanescentes, dans une joyeuse indiscipline.
Terminus
Et puis terminus, chacun s’accoude à la balustrade au milieu de la nuit, un peu fatigué et transi, tout à fait heureux là haut, pour regarder une dernière fois la ville illuminée et ses fleuves. Lyon, c’est petit, on peut jouer à reconnaître les monuments facilement, pas comme du Sacré Cœur (c’est quoi la tour là ? c’est Jussieux ! Mais non jte dis, c’est Montparnasse !).
Et voilà. Le lendemain, on finira le sapin et on ira pourquoi pas faire un petit tour aux Halles, temple de la gastronomie locale, déjeuner d’huitres ou de cochonnailles arrosées d’un maconnais. Lyonnitude, quand tu nous tiens…
Allez, tu trouveras quelques photos et un joli site de la ville de Lyon, qui te donnera, je l’espère, envie d’y faire un tour l’an prochain (à cette adresse Lyon – lumières).
« Vois tu gone, ça qu’on dit et ça qu’on pense, ça qu’on pense et ça qu’on dit, bien des fois y a que c’est juste tout l’incontraire ». Moi, promis, je t’ai dit toute la vérité. Je file poser mes lumignons.
Retrouve Aude sur son site Pourquoi pas blanc ?!



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